CHEMIN DE SAINT - JACQUES

Un mélange culturel

Nature et patrimoine à l’état pur. La Vía de la Plata est,de tous les chemins conduisant à la ville de l'Apôtre, l’itinéraire à Saint-Jacques qui offre la meilleure combinaison d'art et de culture . Son nom, Vía de la Plata, ne vient pas, comme on le croit souvent, du commerce de ce métal précieux, mais d'une transcription phonétique du mot arabe al-Balat, nom par lequel les andalous désignaient cette route et qui fait référence à son caractère empierré. C'est également le chemin de Saint-Jacques le plus récent, en raison de l'occupation musulmane de la péninsule ibérique pendant une grande partie du Moyen Âge. À l'époque des Wisigoths, le chemin était encore un moyen de communication entre le nord et le sud de la péninsule, mais son usage comme chemin de pèlerinage dut attendre l'avancée des peuples chrétiens qui s’étaient réfugiés dans la corniche cantabrique. Ce mélange de cultures fait de la Via de la Plata un régal pour les amateurs d'art : au cours de ce long trajet vers Santiago, on peut admirer des monuments d'une grande importance patrimoniale tels la Cathédrale de Séville, les ruines romaines de Mérida, le centre ancien de Cáceres, la belle Salamanque, datant de la Renaissance, ou les églises romanes de Zamora, ainsi que bien sur la destination finale, Santiago de Compostela.

La nature partout

L'autre grand attrait de cette route, qui la différencie notamment des autres chemins, est l'extraordinaire diversité et l’état de préservation des milieux naturels. Le pèlerin trouvera de vastes forêts de chênes verts et de chênes-lièges en traversant l’Andalousie et l’Estrémadure, régions originales où est produit le jambon ibérique de "bellota", la meilleure qualité de jambon de tout le pays. Après l'Andalousie et l'Estrémadure, il traversera les terres de León et les prairies humides de Galice jusqu'à Santiago.

L'Andalousie, le point de départ

Bien que la voie romaine ait eu son origine dans la capitale de la Lusitania, Augusta Emerita (Mérida) et pris fin à Astorga,  son aire d'influence s’étendit par la suite jusqu’à Séville au sud et Gijón, au nord, totalisant ainsi le double des 490 kilomètres de Merida à Astorga. La Via de la Plata actuelle part de Séville, comprend vingt-six étapes, et peut être réalisée partiellement, en sautant les étapes de moindre intérêt, ou intégralement, soit en une seule fois, soit en fractionnant l’itinéraire au cours de différents voyages. Quoi qu'il en soit, le voyageur partira de Séville pour aller à Astorga, León, en passant par les provinces de Badajoz, Cáceres, Salamanque et Zamora. En arrivant à Astorga, la route rejoint le Chemin français à Saint-Jacques. Il existe un deuxième parcours qui dévie par la ville de Granja de Moreruela, près de Zamora , passe par la commune de Sanabria et rejoint le Chemin Portugais. Cette seconde option, connue sous le nom de Chemin Sanabrés ou Mozarabe émergea au Moyen Âge comme un raccourci pour atteindre plus rapidement la destination finale.

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CHEMIN DE SAINT - JACQUES

Un mélange culturel

Nature et patrimoine à l’état pur. La Vía de la Plata est,de tous les chemins conduisant à la ville de l'Apôtre, l’itinéraire à Saint-Jacques qui offre la meilleure combinaison d'art et de culture . Son nom, Vía de la Plata, ne vient pas, comme on le croit souvent, du commerce de ce métal précieux, mais d'une transcription phonétique du mot arabe al-Balat, nom par lequel les andalous désignaient cette route et qui fait référence à son caractère empierré. C'est également le chemin de Saint-Jacques le plus récent, en raison de l'occupation musulmane de la péninsule ibérique pendant une grande partie du Moyen Âge. À l'époque des Wisigoths, le chemin était encore un moyen de communication entre le nord et le sud de la péninsule, mais son usage comme chemin de pèlerinage dut attendre l'avancée des peuples chrétiens qui s’étaient réfugiés dans la corniche cantabrique. Ce mélange de cultures fait de la Via de la Plata un régal pour les amateurs d'art : au cours de ce long trajet vers Santiago, on peut admirer des monuments d'une grande importance patrimoniale tels la Cathédrale de Séville, les ruines romaines de Mérida, le centre ancien de Cáceres, la belle Salamanque, datant de la Renaissance, ou les églises romanes de Zamora, ainsi que bien sur la destination finale, Santiago de Compostela.

La nature partout

L'autre grand attrait de cette route, qui la différencie notamment des autres chemins, est l'extraordinaire diversité et l’état de préservation des milieux naturels. Le pèlerin trouvera de vastes forêts de chênes verts et de chênes-lièges en traversant l’Andalousie et l’Estrémadure, régions originales où est produit le jambon ibérique de "bellota", la meilleure qualité de jambon de tout le pays. Après l'Andalousie et l'Estrémadure, il traversera les terres de León et les prairies humides de Galice jusqu'à Santiago.

L'Andalousie, le point de départ

Bien que la voie romaine ait eu son origine dans la capitale de la Lusitania, Augusta Emerita (Mérida) et pris fin à Astorga,  son aire d'influence s’étendit par la suite jusqu’à Séville au sud et Gijón, au nord, totalisant ainsi le double des 490 kilomètres de Merida à Astorga. La Via de la Plata actuelle part de Séville, comprend vingt-six étapes, et peut être réalisée partiellement, en sautant les étapes de moindre intérêt, ou intégralement, soit en une seule fois, soit en fractionnant l’itinéraire au cours de différents voyages. Quoi qu'il en soit, le voyageur partira de Séville pour aller à Astorga, León, en passant par les provinces de Badajoz, Cáceres, Salamanque et Zamora. En arrivant à Astorga, la route rejoint le Chemin français à Saint-Jacques. Il existe un deuxième parcours qui dévie par la ville de Granja de Moreruela, près de Zamora , passe par la commune de Sanabria et rejoint le Chemin Portugais. Cette seconde option, connue sous le nom de Chemin Sanabrés ou Mozarabe émergea au Moyen Âge comme un raccourci pour atteindre plus rapidement la destination finale.